Portraits d'auteurL'autrice de Tathagata, c'est peut-être toi

L'autrice de Tathagata, c'est peut-être toiNous inaugurons notre rubrique « portraits d’auteurs » en allant à la rencontre de Fabienne Grellier, l’autrice du roman « Tathagata, c’est peut-être toi… »

En amont, disons quelques mots de ce titre énigmatique. Si vous lisez la page wikipédia liée à Tathagata, vous trouverez cette définition : tatha-gata (ainsi allé) ou tatha-agata (ainsi venu) est l’une des épithètes désignant le Bouddha dans le canon pali, parfois employée en français comme synonyme de bouddha.

Complétons par cette citation trouvée sur le blog de Lobsa « Parce que le mot Tathagata désigne celui qui ne va nulle part et ne vient de nulle part, il est donc le Tathagata, le pleinement éveillé. » Lire l’éveil comme la traduction de la réalisation de soi, à l’instant présent.

En nommant ainsi son roman, Fabienne Grellier nous indique que le chemin de l’éveil est en nous et qu’il est, malgré les tumultes de la vie, parsemé de bienveillance. Mais, laissons-la nous en parler elle-même.

 

Comment Fabienne Grellier est-elle venue à l’écriture ?

Je suis incapable de situer réellement à quel moment. Il me semble avoir toujours écrit. J’ai toujours aimé écrire, remplir des pages. Mon enfance a été bercée par des multitudes lectures et compositions de poèmes, comme des instants croqués d’une vie. L’amour des rimes et des bons mots.

Ma vie professionnelle m’a amené naturellement au graphisme, à l’industrie graphique et aussi à la reliure industrielle. J’ai donc pu voir le livre comme un objet précieux, où pour moi, sa fabrication technique est aussi conséquente que l’intensité des mots qu’il regorge. Un beau papier, une belle couverture, une maquette élégante, et l’objet devient vivant entre les mains du lecteur.

Je reste toujours émerveillée par le travail d’écriture ainsi que par celui de la fabrication. Si les deux sont dans une belle intention, on arrive au final, à donner au lecteur, un bel et précieux ouvrage.

 

Pourquoi avoir écrit Tathagata, c’est peut-être toi ?

Tathataga est venu naturellement dans ma vie, comme une forme de continuité. Lisant beaucoup, j’ai longtemps cherché des oeuvres où un enseignement pouvait être tiré sans forcément être dogmatique. Des livres qui font réfléchir, des livres qui ouvrent des possibilités, des livres où l’on revient.

Et puis, il faut aussi aborder le sujet que l’on nomme bienveillance… Comment la comprendre si on ne l’expérimente pas soi-même ? Comment apprivoiser un égo débordant si on ne se confronte pas à lui ?

De vastes sujets que la bienveillance, l’égo et la critique stérile… Pourquoi ne pas transcender tout cela en un chemin lumineux ?

Les mots ont une portée, une histoire, et la prise de conscience qu’ils ne doivent pas être lancés sans consistance était un sujet important. Apporter des pistes de réflexion, et surtout, délivrer le message, que si on le veut vraiment, on peut changer à tout moment.

C’est tout l’objectif poursuivi de mon roman… Inviter le lecteur sur ce chemin parce que c’est peut-être lui.

 

Si tu devais résumer Tathagata en quelques mots…

L’histoire de Chloé est un peu notre histoire à toutes et tous. Une vie alternant espoirs et rêves chahutés, qu’on accomplit mécaniquement, sans raison et surtout sans but. Et puis, un jour, l’envie hurlante de donner du sens.

Chloé nous livre un parcours, mais au-delà de cela, des étapes, des marches d’évolution.

Tous les acteurs du roman peuvent nous ressembler à des moments de nos vies et nous pouvons aussi, tout autant, les détester.

Nous sommes toutes et tous dans cette ambivalence nécessaire à notre propre évolution. La confrontation de visions et de personnages différents nous inspire à nous améliorer chaque jour, et à trouver enfin un sens à notre propre vie.

En résumé, l’histoire de Chloé est une invitation à se changer profondément et surtout, dans une réelle honnêteté intellectuelle.

 

Quel est ton rituel d’écriture ?

Une bonne tase de café et beaucoup de musique classique, toujours accompagnée d’un chat inspirant.

 

Découvrez le portrait artistique Si tu étais… de Fabienne Grellier

… Un film

« La Cité des Anges » de Brad Silberling. Un film magnifique qui nous explique les ponts entre le monde matériel et spirituel. Mais aussi, à la possibilité d’y accéder grâce à notre sensibilité

… Un livre

Je serai un livre blanc pour que chacun puisse y inscrire ce qui compte pour lui, car chaque histoire à son intérêt.

… Un instrument

Le Tambour sans aucune hésitation ! Ses vibrations rentrent en communication directement avec mon âme et m’hypnotisent.

… Un poème

Le poème de Félix Arvers « Sonnet, Imité de l’Italien ». C’est l’une des plus belles déclarations d’amour, chuchotante, discrète et pourtant brûlante d’intensité.

… Une chanson

« Quand on a que l’amour » de Jacques Brel. Elle résume à elle seule l’essence même de la vie.

… Une citation

« Tous les hommes pensent que le bonheur se trouve au sommet de la montagne alors qu’il réside dans la façon de la gravir » de Confucius. Elle résume bien la façon que nous avons d’être dans la quête du résultat, de l’objectif à atteindre, sans se soucier de la façon d’y parvenir.

 

Merci Fabienne

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